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Mariage ou maison : les Canadiens renoncent à leurs noces de rêve

Mariage ou maison : les Canadiens renoncent à leurs noces de rêve
Photo: Archives Néomédia
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Un récent sondage de Royal LePageMD, mené par Burson[1], suggère qu’une majorité de couples canadiens sont prêts à renoncer à une célébration de mariage coûteuse pour pouvoir s’offrir une propriété… ou regrettent aujourd’hui de ne pas l’avoir fait. 

À l’échelle nationale, parmi les personnes qui prévoient se marier ou qui ont dans leur entourage quelqu’un qui s’apprête à le faire, 79 % des répondants affirment qu’ils envisageraient de demander de l’argent pour la mise de fonds d’une maison plutôt qu’un cadeau de mariage traditionnel (37 % répondent « certainement » et 42 % « peut-être »). Parmi les répondants déjà mariés, 57 % affirment qu’ils auraient aimé demander de l’argent pour la mise de fonds d’une maison plutôt qu’un cadeau de mariage ; 10 % déclarent avoir effectivement demandé de l’argent pour leur mariage.

« Peu d’étapes de la vie ont plus d’importance que l’achat d’une maison ou le mariage. Alors que le coût de la vie pèse sur le budget des ménages partout au pays, de plus en plus de Canadiens se retrouvent à devoir faire un choix difficile entre les deux, et dans de nombreux cas, c’est la célébration de mariage qui est revue à la baisse », a déclaré Anne-Elise Cugliari Allegritti, vice-présidente de la recherche et des communications chez Royal LePage.

« Il n’y a pas de réponse unique à la question “mariage ou maison ?”. Chaque couple a sa propre réalité et chacun aborde ces étapes marquantes de la vie à sa façon. Cependant, la hausse du coût de la vie, qui va bien au-delà du logement, amène de nombreux Canadiens à réévaluer la manière dont ils hiérarchisent les grandes célébrations et leurs objectifs financiers à long terme », a-t-elle noté. « Autrefois, la tradition voulait peut-être que l’on se marie d’abord, puis que l’on signe un prêt hypothécaire. Aujourd’hui, de nombreux couples doivent jongler entre le désir d’un mariage unique et la nécessité de bâtir un patrimoine immobilier pour sécuriser leur avenir financier. Pour une grande partie d’entre eux, cela signifie donner la priorité au marché immobilier avant de se marier. Ils sont d’ailleurs nombreux à reconnaître que, si un mariage est un bel événement d’un ou deux jours, une maison reste un investissement pour la vie. »

Lorsqu’on leur a demandé s’ils renonceraient à leur mariage ou le réduiraient considérablement pour consacrer cet argent à la mise de fonds d’une maison, 46 % des répondants à travers le Canada ont répondu « certainement » ; 36 % ont répondu « peut-être ». En repensant à leur propre mariage, plus de la moitié (55 %) des répondants mariés affirment qu’ils auraient renoncé à leur mariage ou l’auraient considérablement réduit pour consacrer cet argent à une mise de fonds.

Selon le rapport mondial sur le mariage 2025 de The Knot, un mariage coûte en moyenne 33 000 dollars américains, hors lune de miel et alliances (plus de 45 000 dollars canadiens)[2]. 

« En matière de mariage, les couples ont davantage d’options pour réduire les coûts : revoir la liste des invités, choisir un lieu plus modeste ou supprimer les ajouts extravagants. L’immobilier offre moins de flexibilité, sans pour autant faire de compromis sur la taille ou l’emplacement. Par conséquent, certains couples choisissent de troquer les toasts au champagne contre une mise de fonds. Ils savent pertinemment qu’on peut toujours faire la fête plus tard, mais qu’il sera peut-être impossible de trouver la maison de leurs rêves au prix d’aujourd’hui. »

Selon le sondage, lorsqu’on leur a posé une question ouverte sur l’achat le plus important ou le plus significatif qu’une personne effectuera au cours de sa vie, une écrasante majorité de Canadiens (83 %) nomme spontanément l’achat d’une maison.

« La crainte d’être exclu du marché immobilier, en particulier dans les régions les plus chères, comme le Sud de l’Ontario et la vallée du Bas-Fraser en Colombie-Britannique, est devenue un facteur de motivation plus puissant que la pression d’organiser un mariage parfait », a ajouté Cugliari Allegritti.

« Ces deux décisions sont profondément personnelles, et il est tout à fait compréhensible que le fait de réduire l’ampleur d’un mariage ou de choisir de se marier avant d’être prêt à signer un prêt hypothécaire suscite des sentiments complexes. De plus, chaque couple évolue dans une réalité qui lui est propre, façonnée par ses traditions culturelles, le soutien de sa famille et ses objectifs financiers. Il n’existe aucune règle universelle qui dicte le cours d’une vie. Prendre les décisions qui s’imposent sur le plan financier selon votre situation personnelle sera toujours le bon choix, car peu importe le chemin parcouru, c’est à vous d’écrire votre propre « ils vécurent heureux. »

 

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