PHOTOS ET VIDÉO : Le sauvetage sur glace à Laval, une course contre la montre

Chaque minute compte pour sauver une personne tombée dans des eaux glacées.
C'est pourquoi les recrues du Service de sécurité incendie de Laval continuent leur formation sur la rivière des Prairies, à Laval.
Hier, le lieutenant Sylvain Jalbert enseignait à son groupe comment évacuer une victime qui serait tombée à l’eau.
Il explique que les pompiers ne disposent que de 1 à 2 minutes avant que la victime n’ait plus de force. C’est pourquoi ils s’entraînent non seulement à intervenir rapidement sur la glace, mais également à diminuer le temps de préparation à la caserne.
“L’équipement doit être disposé correctement et chacun doit savoir ce qu’il doit faire”, dit le lieutenant.
Suicides et accidents
Tous les hivers, le Service de sécurité incendie de Laval reçoit entre 80 et 100 appels nautiques. Il ne s’agit pas toujours de personnes tombées à l’eau mais parfois aussi d’individus qui se déplacent sur la glace sans précautions en raquettes ou en ski de fond.
Le lieutenant Jalbert évoque également les cas de suicide.
Selon lui, il arrive que des individus désespérés se jettent du pont Lachappelle. Dans ce cas, il explique qu’il faut ajouter à l’hypothermie un éventuel traumatisme, car la personne a fait une chute importante et il se peut qu’elle ait des membres brisés. C’est pourquoi les pompiers sont formés à stabiliser les victimes.
Imprévisible
Selon la Société de Sauvetage, la glace est surnoise.
En effet, elle explique que si une surface est sécuritaire, elle peut devenir dangereuse le lendemain voire quelques heures après car les surfaces gelées sont très sensibles aux changements climatiques.
“Un simple vent peut déplacer les surfaces de glace et laisser d’immenses trous à des endroits insoupçonnés,” explique-t-elle.
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