Un nouveau protecteur de l’élève à la CSDL
Ayant comme mandat d’agir comme dernier recours lors d’un litige entre une commission scolaire et un ou des parents, le protecteur de l’élève détient une tâche très importante dans le système scolaire. L’Écho de Laval s’est assis avec Jean Poitras, le nouveau protecteur de la Commission scolaire de Laval (CSDL), pour en apprendre plus sur ses fonctions.
1- Quelle est votre expérience dans le monde de l’éducation?
Premièrement, j’étais directeur général de plusieurs commissions scolaires de la Rive-Nord pendant 28 ans. Ensuite, je me suis impliqué au niveau collégial et à titre de protecteur de l’élève de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles.
2- À titre de DG, étiez-vous impliqué dans d’autres secteurs à part l’éducation?
J’ai passablement d’implication dans le domaine de la santé également, dans des agences de santé, des hôpitaux et des conseils d’administration.
3- Qu’est-ce qu’un protecteur de l’élève?
Le protecteur de l’élève intervient en dernière analyse, après qu’on ait tenté de résoudre un problème au niveau administratif de la commission scolaire. Un parent qui se dit insatisfait des solutions proposées peut faire appel au protecteur.
4- Est-ce que le protecteur est un employé de la commission scolaire?
Non, il est toujours neutre et indépendant, ce n’est pas un employé. Il agit comme un commissaire aux plaintes dans le système de la santé.
5- Qu’est-ce qui vous a porté à vouloir prendre ce rôle?
Étant retraité, c’est une bonne façon de s’approcher des élèves et de trouver des solutions pour les aider.
6- Quelles sont les problématiques que vous voyez le plus souvent?
Souvent, ce sont des enfants qui sont en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage, surtout au niveau de leur classement ou leur relation avec l’école. Je vois aussi beaucoup de problèmes avec le transport.
7- Quels sont les obstacles que vous voyez le plus souvent?
Les parents se plaignent souvent de la longueur du processus et on essaye d’y pallier. La durée du processus, dans certains milieux, peut aller à six mois.
8- Comment percevez-vous le système à la CSDL?
En révisant la règlementation ici, elle m’apparaît bien structurée et également bien située dans le temps. Selon les règles, il faut que le processus se déroule bien.
9- Quelle est votre vision du métier?
Je crois que ça prend une vision humaniste, c’est-à-dire qu’il faut bien saisir la nature du problème et bien comprendre et écouter ce que le parent a à dire.
10- Quelle est votre perception de la clientèle de la CSDL?
C’est un milieu articulé avec des parents bien informés et qui sont capables de faire valoir leurs points de vue. Par exemple, j’ai reçu une plainte qui pourrait s’étaler sur trois ou quatre pages très compréhensibles.
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