«On est là pour donner une direction, pas des directives»
Contrairement à la croyance populaire – particulièrement des jeunes – le rôle d’un directeur d’école n’est pas de discipliner les élèves à longueur de journée.
«Notre rôle, c’est d’être le pilier, le phare, le capitaine de notre école», a précisé en souriant Nathalie Frappier, directrice de l’école primaire Des Cardinaux, en entrevue avec L’Écho de Laval.
Mais guider une institution scolaire ne se fait pas uniquement à l’école. Avec l’évolution du système scolaire, le directeur d’école est devenu le pivot entre les élèves, les professeurs, l’administration, les commissions scolaires, les conseils d’établissement, les parents et même la communauté locale. Il doit non seulement voir au succès de ses élèves, mais au rayonnement et au succès – financier, administratif, culturel – de son école.
«On est là pour donner une direction, pas des directives, et pour inspirer les gens à se dépasser. Mais si une journée je ne suis pas à l’école, elle continuera à fonctionner quand même.»
Un métier qui évolue
Le domaine de l’éducation a subi des changements majeurs au cours des 20 dernières années. Pensons, notamment, à la création des commissions scolaires en 1998 et les multiples réformes imposées par Québec au cours des dernières années.
Malgré le fait que ces changements proviennent souvent du gouvernement, c’est souvent aux directeurs scolaires de trouver comment les appliquer dans leurs écoles. Suffit donc de dire qu’en 20 ans, le métier a beaucoup évolué.
«L’être humain, de façon générale, est assez réfractaire au changement donc il faut toujours trouver une façon de faire valoir chaque nouveauté. Il faut aussi accompagner le changement, explique Mme Frappier.
Le métier est de plus en plus exigeant aussi. Les connaissances qu’on doit avoir pour être directeur d’école sont plus nombreuses qu’il y a 40 ans […] donc on doit se renouveler constamment. C’est cyclique, mais pas routinier.»
Un métier pour pédagogues passionnés
Questionnée à savoir quel mot décrit le mieux un bon directeur d’école, Mme Frappier n’hésite pas : passionné. Mais au-delà de la passion, il faut également que la personne soit un pédagogue; quelqu’un qui a la passion de l’enseignement et qui a une vision précise de l’avenir de l’éducation dans sa communauté.
«À la base, nous sommes tous pédagogues et nous sommes des passionnés. On veut tous colorer notre milieu et on veut apporter notre contribution à plus qu’une classe par année, résume la directrice lavalloise en souriant.
On est vraiment tous des passionnés.»
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