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16% des médecins spécialistes au chômage

Au Canada, 16% des médecins spécialistes et surspécialistes ne peuvent pas se trouver d'emploi.
Photo: Photo Agence QMI

Au Canada, 16% des médecins spécialistes et surspécialistes ne peuvent pas se trouver d'emploi.

LAVAL - 

Vous attendez depuis huit mois pour une chirurgie du genou ou un remplacement de la hanche? Et bien sachez que, au Canada, 16% des médecins spécialistes et surspécialistes ne peuvent pas se trouver d'emploi.

Un rapport d'enquête révèle également que 31% des spécialistes et surspécialistes médicaux poursuivent leur formation afin d'améliorer leurs chances de se trouver du travail.

Des enquêtes sur l'emploi menées en 2011 et en 2012 par le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada indiquent aussi que les problèmes d'emploi touchent plusieurs spécialités médicales.

Parmi les nouveaux médecins spécialistes ayant répondu à un sondage, 208 (16%) ont indiqué être incapables de trouver un emploi et 414 (31,2%) ont choisi de ne pas intégrer le marché de l'emploi pour plutôt poursuivre une formation surspécialisée ou effectuer un stage de perfectionnement, étant d'avis que cela améliorerait leurs perspectives d'emploi.

Chez les médecins récemment diplômés, 21% des répondants ont indiqué que, à défaut d'un emploi à temps plein, ils combinaient travail à temps partiel et suppléance.

«L'enquête a révélé qu'une proportion considérable des nouveaux médecins ayant du mal à trouver un emploi pratiquent dans des disciplines chirurgicales ou autres disciplines nécessitant des ressources importantes, notamment les soins intensifs, la gastroentérologie, la chirurgie générale, l'hématologie, la microbiologie médicale, la neurochirurgie, la médecine nucléaire, l'ophtalmologie, la radio-oncologie et l'urologie», lit-on dans le document de 63 pages.

Les problèmes d'emplois des médecins spécialistes au Canada s'expliquent de diverses façons, notamment par le fait qu'ils doivent se livrer bataille pour des ressources de plus en plus limitées.

On dit même, dans le rapport du collège royal, que la faiblesse du marché boursier serait responsable d'un certain blocage dans le renouvellement des générations de médecins et chirurgiens au pays.

«Le rendement plutôt faible de la bourse ces dernières années fait en sorte que de nombreux médecins spécialistes reportent leur retraite, explique le document. Par conséquent, des postes occupés de longue date ne se libéreront que lorsque les marchés feront meilleure figure.»

Le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada avance également que «la détermination du nombre adéquat de postes de (médecins) résidents est complexe et ne tient pas toujours compte des besoins de la société et des ressources disponibles».

Les difficultés d'emploi entraînent l'exode des cerveaux, déplore le collège médical royal qui réclame une révision de la façon de planifier les effectifs médicaux au pays.

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