Alexandre Duplessis veut repartir à zéro
Sans renier le passé, le candidat à la mairie, Alexandre Duplessis, désire maintenant aller de l’avant et envisage le meilleur pour Laval.
Le candidat à la mairie est confiant à l’aube du scrutin de vendredi. «Je pense que mes chances sont bonnes, j’ai beaucoup d’appuis. D’un autre côté, je sens qu’il y a des gens contre ma nomination et c’est très bien. Aller au bout de l’exercice démocratique est très positif», déclare, d’entrée de jeu, Alexandre Duplessis.
S’il remporte le vote, le conseiller Duplessis a déjà des objectifs bien établis. «Pour moi c’est clair que je veux faire une coupure avec le passé et vraiment travailler sur le futur. Pour moi, c’est de tourner la page et de revoir le fonctionnement autant politique qu’au niveau administratif», affirme-t-il.
Ces changements dans les façons de faire, il désire les apporter très rapidement pour marquer cette séparation claire et nette d’avec la précédente administration Vaillancourt.
«Si je suis élu, je vais décentraliser les pouvoirs et confier plus de responsabilités aux conseillers pour ainsi se rapprocher des citoyens», promet-il en ajoutant que des améliorations aux services aux citoyens sont aussi à son agenda tout comme l’ajout de ressources pour la vérificatrice générale.
Celui qui annonce déjà son intérêt pour la mairie à l’élection 2013 pourrait former sa propre équipe. Par contre, rien de fixé à cet effet, pour le moment, le conseiller Duplessis se donne jusqu’au printemps pour se décider. Néanmoins, une chose est certaine, il n’utilisera pas le slogan «Le retour du Duplessis» évoqué par un média local. «J’ironisais dans cette entrevue, mais il semble que je n’ai pas été bien compris.»
En rafale
1- Pourquoi avoir dissous le PRO (parti du ralliement officiel) des Lavallois à ce stade-ci?
«C’est une séquence d’évènements. M. (Gilles) Vaillancourt a quitté et personne ne voulait briguer la chefferie. Je crois que le PRO était le parti d’un seul homme, lui étant parti, la formation politique n’avait plus sa raison d’être.»
2- Vous étiez tout de même 21 élus à la table, jamais on n’a vu de contestation de la part des conseillers. C’était une situation normale pour vous?
«Sans vous dire que nos caucus étaient virulents, il y avait certains échanges solides à huis clos. Ce cheminement fonctionnait bien quand même. Cependant, au conseil on faisait consensus, il n’y avait pas de débats, c’était la ligne de parti.»
3- La dissolution du PRO, ce n’est pas à vos yeux de l’opportunisme politique?
«Non, pas du tout, c’était dans la normalité des choses, dans les étapes normales des choses des dernières semaines, des derniers mois. Ce parti-là n’a plus à vivre, s’il y a d’autres partis à l’avenir, en 2013, si j’ai l’intérêt d’aller à la maire, peut-être vais-je créer un nouveau parti, c’est une option.»
4- Dans le passé, vous avez parlé de Gilles Vaillancourt comme votre mentor. C’est encore le cas?
«Cette personne-là était un visionnaire, quelqu’un près de ses citoyens et qui a fait avancer Laval, qui a réalisé de nombreux projets. Maintenant l’autre partie (les soupçons de collusion et corruption) je ne cautionne aucunement ses agissements, bien qu’on parle toujours d’allégations, pour l’instant. Cependant, si elles s’avéraient fondées, je m’en dissocie totalement.»
5- Les médias et l’opposition ont souvent reproché à l’ancienne administration un manque de transparence. Exemple : la gestion par des organismes sans but lucratif (OSBL) des projets d’importance comme la Place Bell, la Cité du savoir, Podium. Ce genre de gestion pourrait-il être revu?
«Je n’ai pas réfléchi à la question. Il faudrait évaluer les pour et contre. Si la formule fonctionne pourquoi changer?»
6- Le projet de la Place Bell va-t-il respecter son enveloppe budgétaire de 120 M$?
«C’est sûr. La journée où les soumissionnaires externes vont nous revenir avec une soumission au-delà de 120 M$, il n’y aura plus de projet. On est vraiment confiant de respecter les balises fixées et surtout de livrer le complexe annoncé.»
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