Régimes de retraite des employés : Laval appuie le projet de loi
Marc Demers a représenté la Ville en commission parlementaire, le 26 août dernier.
La Ville de Laval endosse le Projet de loi 3 sur les régimes de retraite des employés municipaux, mais souhaite obtenir de la flexibilité, a expliqué le 26 août dernier le maire Marc Demers en commission parlementaire.
Le maire Demers souhaite bénéficier de la flexibilité requise pour convenir d’ententes négociées avec les représentants des employés.
«Nous faisons face à un dilemme moral qui oppose le respect des contrats de travail avec la difficulté pour nos citoyens d’en assumer la charge financière», explique le maire qui affirme qu’en tant qu’élus, son équipe et lui ont les intérêts des citoyens en priorité.
Le maire a déposé un mémoire coiffé du titre Un projet de loi nécessaire qui doit favoriser la négociation lors de son passage devant la commission parlementaire.
Qualifiant la situation de préoccupante, le maire croit que la charge qu’assument les citoyens a atteint ses limites.
«Même après de bons rendements, le régime n’est capitalisé qu’à 78,8 %. La charge des citoyens est passés de 4,6 % à 8,6 % en cinq ans.»
Vraies négociations
Le maire croit qu’il faut disposer de la souplesse qu’impose de vrais négociations. Il demande de négocier le renflouement du déficit passé et les coûts futurs sur la base de la rémunération globale.
«Les régimes d’assurance, les horaires de travail, l’âge de la retraite et le salaire offrent des éléments de négociations qui pourraient rejoindre les objectifs du projet de loi, mais qui en sont exclus présentement, déplore l’ex-policier, qui croit que les municipalités veulent assumer leurs responsabilités. C’est avec un cadre législatif flexible que nous pourrons le faire.»
Le maire salue le travail des employés municipaux pendant les négociations.
«L’engagement et la mobilisation des employés représentent un actif important pour une ville comme Laval et l’exercice en cours devrait contribuer à les préserver», conclut-il.
Un paradoxe, dit Jean-Claude Gobé
Au lendemain du passage du maire Demers en commission parlementaire, le conseiller spécial de l’opposition officielle, Jean-Claude Gobé, a souligné la position paradoxale du maire de Laval.
Selon le chef d’Action Laval, le maire a souligné avec fierté les ententes signées par l’administration municipale précédente, celle-là même qu’il «dénonçait avec véhémence» pendant la campagne électorale de l’année dernière.
Précisant que le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, a soulevé le fait qu’il était particulier d’appuyer le projet de loi tout en cherchant à se dissocier de celui-ci dans les négociations, Jean-Claude Gobé croit que la Ville devrait en faire davantage.
«La Ville a injecté 60 M$ pour augmenter la capitalisation et réduire le déficit avec l’argent des contribuables, explique-t-il. Il y a urgence d’agir sinon, les taxes devront être haussées. Le régime de retraite devrait être capitalisé au moins à 85 % et c’est à la Ville et aux travailleurs de combler l’écart.»
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Mark Carney suggère que son projet de loi n'abaisse pas les normes environnementales
Le premier ministre Mark Carney a défendu jeudi, à la Chambre des communes, le projet de loi C-39 de son gouvernement visant à accélérer la réalisation de grands projets, laissant entendre qu'il n'est pas question, dans ce dossier, d'abaisser les «standards», notamment en matière de protection environnementale. La pièce législative, ...
LIRE LA SUITE
L'abandon de la politique relative aux parrainages fait l'objet d'une enquête
Le ministère de l'Immigration surveillera les éventuels effets négatifs d'une décision récente de ne pas prolonger une mesure qui accordait des dérogations en matière de parrainage pour l'obtention du statut de résident permanent à certains réfugiés, a indiqué mercredi la ministre de l'Immigration, Lena Diab. Cette mesure avait été ...
LIRE LA SUITE
Le Canada travaille avec des partenaires sur la sécurité de l'IA
Le ministre responsable de l'Intelligence artificielle, Evan Solomon, a affirmé mercredi que le Canada collaborait avec d'autres pays sur la sécurité de l'IA, mais a laissé entendre que le gouvernement ne jouait pas un rôle de premier plan sur la scène internationale. Le Canada figurait parmi les 20 pays qui ont publié mardi, lors de ...
LIRE LA SUITE