En 10 questions avec Harold Fortin
Harold Fortin travaille dans l'univers de la politique provinciale depuis 2004. Il est originaire de Duvernay-Est.
Être attaché de presse d’un chef de parti politique au Québec n’est pas un emploi des plus communs, ni des plus reposants. Et ce n’est pas vers cela que se dirigeait Harold Fortin lorsqu’il grandissait à Duvernay-Est, puis pendant ses études en administration à l’Université Concordia. C’est toutefois un homme à l’aise comme un poisson dans l’eau qui travaille aux côtés du chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard.
1- Depuis combien d’années êtes-vous impliqué professionnellement en politique?
De 2004 à 2007, j’ai été conseiller politique, et depuis mai 2007, je suis attaché de presse. J’ai aussi été directeur de cabinet adjoint. Avant cela, je me suis impliqué dans mon association étudiante et auprès des jeunes libéraux.
2- Avant de travailler avec Philippe Couillard, avec quelles équipes avez-vous œuvré?
J’ai été conseiller politique de M. Couillard au ministère de la Santé en 2004, puis auprès des ministres Margaret Delisle et Claude Béchard. J’ai par la suite changé de voie pour devenir attaché de presse auprès du ministre Jean-Marc Fournier, puis de Lise Thériault et de Sam Hamad. Après une période de repos après les dernières élections, je suis revenu auprès de M. Couillard pour sa course au leadership comme attaché de presse. En tout, j’ai fait partie de cinq ministères.
3- Qu’appréciez-vous le plus de vos fonctions?
Nous sommes présentement en tournée des régions et je découvre le Québec que tous devraient connaître. Je vois différentes particularités dans toutes les régions et j’apprends toutes sortes de choses dans les visites que fait M. Couillard.
4- Quels sont les plus grands défis de ce travail?
Je ne fais pas cela par obligation, c’est un choix et je savais dans quoi j’embarquais en acceptant. L’agenda est parfois dur pour concilier vie personnelle et professionnelle. On voyage beaucoup et les congés sont plus rares. Au point de vue de l’emploi, c’est la gestion des nouvelles et des médias qui oblige d’être alerte en tout temps.
5- Comment est Philippe Couillard comme patron?
C’est un homme qui aime travailler en équipe et qui fait confiance aux gens. Il écoute davantage qu’il parle. Il n’a pas changé par rapport à l’homme que j’ai connu en 2004, il a simplement élargi les sujets sur lesquels il doit travailler.
6- Est-ce que les coulisses politiques sont aussi agressives que ce que l’on entend dans les médias dans les échanges entre députés?
Il existe des affinités et amitiés profondes qui transcendent les partis. J’ai un ami d’enfance qui œuvre auprès d’une ministre péquiste et on profite de nos occasions pour se saluer et prendre des nouvelles. Au-delà de la vision partisane, des relations très humaines se développent et contrairement à ce que l’on peut penser, il y a davantage de points qui nous rassemblent qui nous divisent dans l’univers politique.
7- Que représente l’implication politique pour vous?
En tant que citoyens, c’est notre rôle de s’impliquer et de partager nos idées, et je trouve cela très noble. La majorité des gens qui s’impliquent le font pour les bonnes raisons et pour faire avancer leur communauté. La valeur et la validité de l’engagement politique ne devrait pas être ternies parce que certaines personnes auraient fait de la politique pour des mauvaises raisons.
8- Est-ce qu’un passage en politique active pourrait vous intéresser?
Ce n’est pas un domaine qui m’intéressait particulièrement avant d’en vivre. J’ai commencé à y penser et je crois que j’aimerais que ça arrive, et si ça peut être équilibré entre vie personnelle et professionnelle, j’aimerais ça.
9- Quelle est la demande la plus farfelue que vous avez reçu par un média?
C’est difficile de répondre à ça car une demande qui peut me sembler farfelue peut être très sérieuse pour le demandeur. On m’a déjà appelé pour une entrevue et j’avais arrangé une heure d’appel, et lorsque j’ai demandé pour quel média, on m’a raccroché au nez. Comme mon cellulaire est sur chaque communiqué de presse, je prends toujours la peine de vérifier les demandes proviennent d’où et de qui pour éviter les mauvais tours.
10- Dans les films et séries télévisées, les attachés de presse semblent avoir cinq téléphones cellulaires pour les besoins de leurs fonctions. Combien en avez-vous?
C’est une question bien comique. J’en ai deux, et j’ai aussi une tablette électronique et un ordi.
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En rafale...
Äge : 33 ans
Naissance : Laval
Résidence : Québec
Famille : En couple
Loisirs : Je tente de m’entraîner, je joue au golf, j’essaie de continuer à jouer au hockey cosom et au flag football.
Arts : Musique, musique classique, spectacles d’humour
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