L’administration Duplessis prend ses distances de l’ex-maire Vaillancourt
L’administration du maire de Laval, Alexandre Duplessis, a annoncé une série de mesures concrètes qui visent à resserrer les processus administratifs.
L’administration du maire de Laval, Alexandre Duplessis, a annoncé une série de mesures concrètes qui visent à resserrer les processus administratifs. Des nouvelles normes qui s’inscrivent dans un changement des façons de faire municipales que le premier magistrat veut implanter le plus rapidement possible.
«Dès mon arrivée à la mairie, en novembre dernier, j’ai voulu changer les procédures et habitudes qui ont eu cours durant de nombreuses années à Ville de Laval», a dit le maire Alexandre Duplessis à <I>L’Écho de Laval<I> sans, toutefois, avouer que la gestion de l’ancienne administration avait connu des ratés.
Ainsi dans le but d’assurer une saine gestion des fonds publics, de nouvelles règles entoureront l'octroi des contrats municipaux et permettront d’améliorer les processus en place afin de les rendre plus efficaces.
Voici un aperçu des principales mesures que l’administration Duplessis entend mettre en œuvre :
- Création d'une ligne téléphonique de signalement éthique qui permettra à la population lavalloise ainsi qu'aux employés municipaux de signaler les situations qu'ils jugent nébuleuses. Ce nouveau service, qui sera sous la supervision de la Vérificatrice générale, sera mis en place d’ici l’été, souhaite le maire de Laval.
- Rapatriement à l'interne de mandats qui étaient confiés auparavant à des firmes externes : les relations de travail; les communications et l'ingénierie. Ce rapatriement se fera sur une période de transition de plusieurs mois afin que l'appareil municipal puisse compter sur le personnel requis pour effectuer ces mandats.
- Révision des clauses des appels d’offres afin d’éliminer les critères qui auraient pu être considérés comme discriminatoires.
- Dorénavant, tout changement de zonage sera soumis au Comité consultatif d'urbanisme (CCU). Cette démarche a pour conséquence de donner plus de responsabilités au CCU et d'accroître la transparence de ce processus.
- Poursuivre le processus de centralisation de tous les dossiers d'appels d'offres au Service des achats et de la gestion contractuelle et embauche de cinq agents d'approvisionnement;
- Augmentation du budget du vérificateur général pour la réalisation de vérifications additionnelles telles que la vente de terrain et la gestion des travaux d'infrastructure.
- En règle générale, la vente de terrain passera par un processus d'appels d'offres publics afin d'obtenir le meilleur prix possible. Une clause d’interdiction de revente à un tiers pour une période déterminée pourrait être ajoutée.
- Embauche de cinq ingénieurs au Service de l'ingénierie qui permettra de rapatrier à l'interne une partie du travail qui était jusqu'ici réalisée par des firmes externes.
«À l’aube du 50e anniversaire de notre ville, nous débutons une ère nouvelle qui sera caractérisée par davantage de transparence, de travail d’équipe et de dialogue», a conclu le maire de Laval rejetant du revers de la main les prétentions électoralistes de cette annonce.
L’opposition reste de glace
Les partis d’opposition réagissent tièdement aux mesures rendues publiques.
«Nous avions déjà annoncé, dans notre programme anticorruption de l’automne dernier, notre intention de confier à l’interne plusieurs mandats faits à l’externe. Le budget augmenté du vérificateur général, on le réclame depuis longtemps. Je suis heureux que la vente de terrain passe, dorénavant, par un processus public. Cela dit, ça fait sept ans qu’on dénonce la chose, il était temps», affirme le chef et candidat à la mairie du Parti au service du citoyen, Robert Bordeleau.
La déclaration de l’administration Duplessis est de la poudre aux yeux pour Marc Demers, porte-parole du Mouvement lavallois (ML). «Si on avait voulu être vraiment sérieux il aurait fallu annoncer que les élus et hauts fonctionnaires soient imputables de leurs décisions. On détourne l’attention sur les fonctionnaires et contractants alors que les décideurs sont les élus. Ils ont tous les outils en main pour être transparents, suffit d’avoir de la volonté.»
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