Le Mouvement lavallois interpelle la première ministre
Le Mouvement lavallois (ML) croit que Québec devrait retarder le versement de sa part de 46 M$ dans l’exécution de la Place Bell tant que la lumière n’aura pas été faite sur le projet.
Le conseiller spécial du ML, Marc Demers, a rencontré la première ministre Pauline Marois, de même que les députés Léo Bureau-Blouin et Suzanne Proulx, le 25 novembre dernier, et en aurait profité pour discuter de cette question.
«Il pourrait être téméraire pour le gouvernement du Québec de verser 46 M$ à l’OBNL [NDLR : la Cité de la culture et du sport de Laval] étroitement lié avec le cabinet Dunton Rainville, compte tenu de sa proximité avec l’administration Vaillancourt et des allégations de soumissions douteuses et de copinage dont il a fait l’objet», soutient M. Demers.
Celui-ci affirme avoir été «écouté» par les élus provinciaux. Plus tôt en novembre, il avait également rencontré le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, afin de lui recommander que des vérificateurs se penchent sur l’administration lavalloise. La rencontre aurait eu lieu le 10 novembre, au lendemain de la démission de Gilles Vaillancourt.
Les Lavallois «induits en erreur»
Le ML juge par ailleurs que le maire Alexandre Duplessis a «délibérément induit en erreur» les Lavallois dans le dossier de la Place Bell.
Marc Demers croit que le maire a «sciemment omis de dire la vérité aux contribuables» lors de la dernière séance du conseil municipal, le 5 décembre. Alexandre Duplessis avait alors soutenu que le projet d’amphithéâtre ne coûterait pas plus de 120 M$.
Le ML rappelle également que, en février, un communiqué de la Ville de Laval indiquait que le montage financier de 120 M$ incluait «la participation du gouvernement du Québec […], de partenaires privés et de la Ville de Laval».
«Aujourd’hui, on se rend compte que le 120 M$ n’inclut pas la partie des partenaires privés et que cette enveloppe-là sera dorénavant à la charge des contribuables, affirme M. Demers. M. Duplessis vient d’aller chercher 32 M$ dans les poches des contribuables.»
Selon lui, la Place Bell est devenue un «repère d’amis» de l’administration municipale.
Québecor a raison
Le Mouvement lavallois soutient donc que Québecor Média a raison de demander un nouvel appel d’offres pour le projet d’amphithéâtre.
«Il faut dont donner raison à Québecor sur ce point, soutient Emilio Migliozzi, candidat dans Fabreville. Tout porte à croire qu’il ne s’agit plus du même contrat public que celui qui était dans l’appel d’offres. Nous convenons donc que la réouverture de cet appel d’offres s’impose.»
Le ML demande également au gouvernement provincial d’ordonner l’abolition de la Cité de la culture et du sport de Laval, l’organisme à but non lucratif (OBNL) responsable du projet.
«Ça fait déjà plus de deux ans que le Mouvement lavallois demande des comptes à propos de cet organisme qui œuvre dans le plus grand secret et qui ne rend officiellement de comptes à personne», déplore Marc Demers.
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