Au conseil de ville du 11 mars
Début de la médiation : les policiers de Laval mobilisés en grand nombre

Par Salle des nouvelles
À la veille du début de la médiation avec la Ville de Laval, les membres de la Fraternité des policiers de Laval (FPL) annoncent une mobilisation importante pour le conseil municipal de ce soir, le 11 mars.
Toujours face à l’absence d’une convention collective, de nombreux policiers et policières se présenteront pour exprimer leur mécontentement face à l'immobilisme de l'administration municipale dans les négociations. Cette action survient dans un contexte où la fermeture récente des comptoirs de services est et ouest limite considérablement les services de proximité offerts aux citoyens et abolit des postes conventionnés, aggravant davantage la situation des membres toujours sans convention collective.
Après plus de trente rencontres de négociation, seulement quatre séances ont eu lieu depuis l'été dernier, dont une ayant servi à annoncer le recours à la médiation par la Ville. Cette situation, jumelée à la fermeture unilatérale des comptoirs de services qui compromet les services de proximité aux citoyens, exacerbe la frustration des membres de la Fraternité.
« Négocier n'est pas synonyme d'imposer. Nous avons toujours répondu présent et fait preuve d'écoute face aux problématiques soulevées par l'employeur, mais cette bonne volonté ne semble pas réciproque », déclare Sylvain Tardif, président de la FPL. « Alors que la médiation débute cette semaine, nous espérons que l'administration municipale arrivera avec un mandat qui respecte véritablement les attentes légitimes de ses policiers et policières, ainsi que le travail accompli jusqu'ici à la table de négociation. »
Rappelons qu’en date du 5 décembre 2024, les décharges d’armes à feu avaient doublées sur le territoire comparativement à 2023, que les crimes reliés à l’extorsion étaient en augmentation de 44% depuis deux ans, et que les fraudes étaient en hausse de 37% depuis 2021.
« Les membres font preuve d'un dévouement exemplaire face à cette hausse de violence et à cette augmentation notable des affaires criminelles. Ce sont eux qui maintiennent à bout de bras la qualité des services aux citoyens malgré le manque de reconnaissance de la ville de Laval. Il est grand temps que l’administration municipale passe de la parole aux actes à la table de négociation », de préciser le président de la FPL.
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