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Agressions sexuelles dans un foyer d'accueil : nouvelles plaintes contre les Laporte

À la sortie de la salle d’audience lors de son enquête préliminaire qui avait lieu en mai 2013, Micheline Charland Laporte s’était dissimulé sous sa veste pour éviter d’être photographier.
Photo: Photo d'archives

À la sortie de la salle d’audience lors de son enquête préliminaire qui avait lieu en mai 2013, Micheline Charland Laporte s’était dissimulé sous sa veste pour éviter d’être photographier.

Au moins deux nouvelles victimes alléguées se sont manifestées à la police de Laval pour porter plainte contre Jacques Laporte et Micheline Charland Laporte, un couple qui gérait un foyer d’accueil dans leur résidence de Laval dans les années 1970 et 1980 et qui font déjà face à une pluie d’accusations en matière d’inconduite sexuelle.

Selon toute vraisemblance, de nouvelles accusations devraient être déposées contre le couple au cours du mois de juin.

Jacques Laporte est déjà en prison. Le 18 septembre 2012, il a pris le chemin des cellules pour 30 mois après avoir été reconnu coupable d’avoir abusé sexuellement et physiquement deux frères dont il avait la garde entre 1978 et 1983. Le juge Jean Roy avait mentionné, à l’époque, que le rapport présententiel et l’évaluation sexologique avaient été défavorables pour l’accusé.

On y apprenait que l’accusé ne verbalise aucun remords, qu’il démontre peu d’empathie face aux victimes, qu’il n’est pas intéressé par une thérapie, qu’il présente un risque de récidive de faible à modéré et que ses chances de réhabilitation à ce stade-ci sont faibles.

Il en ressortait aussi que l’accusé à lui-même été victime de sévices sexuels dans son enfance. Celui qui banalise cette agression croit qu’il a pu s’en sortir en raison de son silence.

Dans un autre dossier, Micheline Charland-Laporte et son mari sont sous le poids de 18 autres accusations en lien avec des agressions sexuelles sur des mineurs. Cette fois-ci, les victimes alléguées sont des sœurs. On reproche aux deux accusés d'avoir eu des rapports sexuels et des contacts sexuels avec des mineurs en plus d'avoir commis des voies de fait ainsi que des voies de fait armées. Ils sont aussi accusés d'attentat à la pudeur à l'endroit d'une fille et de grossière indécence.

Les actes auraient eu lieu au cours de l'année 1983 au domicile du couple, sur la rue Léry, dans le secteur Saint-François.

Le procès du couple, pour les accusations relatives aux agressions alléguées à l’endroit de ces deux sœurs est prévu pour trois jours au début du mois de décembre 2014.

 

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