Tony Conte s'en va en maison de transition à Laval
Détenu depuis 21 mois, le comédien Tony Conte a obtenu lundi une semi-liberté. Il ira en maison de transition à Laval.
Détenu depuis 21 mois, le comédien Tony Conte a obtenu lundi de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) une semi-liberté. Il ira en maison de transition et un emploi l'attend dans le domaine de la restauration.
L'introspection et les progrès effectués par Tony Conte depuis le début de sa détention pour complot et possession de cocaïne en vue d'en faire le trafic ont incité la CLCC à envoyer le détenu en maison de transition, à l'Établissement Montée Saint-François, à Laval.
«Il y a encore du travail à faire», a toutefois noté le commissaire Pierre Cadieux, qui a refusé d'accorder au détenu une libération conditionnelle totale.
Tony Conte, qui en est rendu à la moitié de sa peine, devra ainsi montrer une certaine stabilité. Il travaillera dans le domaine de la restauration. Ses responsabilités n’ont toutefois pas été précisées.
Les commissaires ont noté que le comédien s'était tenu à l'écart de toute mauvaise fréquentation durant sa détention. Conte a également travaillé avec des personnes handicapées mentalement, ce qui selon lui l'avait aidé dans son travail d'introspection. Il avait également profité de sorties dans les derniers mois, et le tout s'était déroulé sans problème.
C'était la deuxième tentative de libération de l'acteur depuis qu'il avait écopé de 42 mois d'incarcération, en février 2012. Il avait été condamné pour complot et possession de cocaïne dans le but d'en faire le trafic.
En juin dernier, Tony Conte avait tenté sa chance devant la Commission des libérations conditionnelles du Canada, en vain. S'il avait nié son implication dans toute cette affaire en disant avoir été au mauvais endroit au mauvais moment, il avait finalement avoué son implication dans le «deal» de 600 000 $ pour 30 kg de cocaïne. Le comédien avait minimisé sa responsabilité. Selon lui, ce crime avait été non prémédité.
Lundi, il a admis sa responsabilité en affirmant avoir été un «intermédiaire important». «Je le savais, mais je n'ai pas été capable de reculer, a-t-il dit. Quand j'ai vu l'ampleur, j'aurais pu reculer, mais je n'ai pas pu.»
Lors de sa première tentative, il avait également dit «vivre dans la honte et vouloir rebâtir une crédibilité perdue», mais les commissaires avaient déterminé qu'il était trop tôt pour que le comédien profite d'une libération conditionnelle.
Cette fois, le comédien a affirmé s'être pris en main et se sentir «beaucoup mieux dans (sa) peau». «Je suis structuré et je me sens capable de faire un suivi chez moi, a-t-il précisé. J'ai des projets […] dans le milieu artistique.»
En octobre 2008, Tony Conte avait été pris en flagrant délit dans une transaction d'une grande quantité de cocaïne avec un cartel de drogue mexicain. Il ignorait que le vendeur était en réalité un agent double de la police. De tous les accusés, il était le seul à ne pas avoir plaidé coupable. Il avait subi son procès devant jury à l'hiver 2011, avant d'être reconnu coupable.
«Avec ces quantités, on est dans les ligues majeures», a d'ailleurs noté lundi matin la commissaire Hélène Lacroix.
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