Une cour de Colombie-Britannique accorde 210 000 $ à une victime d'agression sexuelle
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Par La Presse Canadienne, 2026
VANCOUVER — La Cour suprême de la Colombie-Britannique a accordé à une femme 210 000 $ de dommages-intérêts, plus de dix ans après qu’elle eut été victime d’une agression sexuelle commise par un homme qui avait invoqué la «sexsomnie» dans le cadre de sa défense.
Le jugement, publié cette semaine, mais prononcé en mai, indique que Karl Antonius a été condamné en 2020 pour agression sexuelle pour avoir eu des rapports sexuels non protégés avec une femme après qu’elle s’était endormie dans son lit en 2015.
Elle précise qu'Antonius a été condamné à deux ans moins un jour, et que la femme a appris par la suite qu'il avait été libéré sur parole après avoir purgé un peu plus de sept mois.
Elle a poursuivi M. Antonius en justice en 2022, mais le jugement indique qu’il n’a jamais répondu à la plainte et qu’elle a obtenu un jugement par défaut à son encontre en mai 2024.
Le juge Warren Milman a désormais accordé à la femme 200 000 $ de dommages-intérêts non pécuniaires, ainsi qu'un peu plus de 10 000 $ pour les dommages-intérêts spéciaux et les frais de soins futurs.
Antonius a affirmé lors de son procès pénal qu’il avait déjà eu des incidents liés à la parasomnie, c’est-à-dire des actes involontaires commis pendant son sommeil.
Son avocat de la défense dans la procédure pénale n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.
Le jugement civil indique que l'agression a irrémédiablement détruit la confiance de la victime envers les autres et l'a conduite à s'isoler, à devenir craintive, en colère et déprimée, alors qu'elle luttait contre des sentiments de «culpabilité et de haine de soi».
Antonius était cadre dans le secteur minier au moment où il a été mis en accusation, et l’entreprise Boreal Metals, établie à Vancouver, a annoncé qu’il avait été licencié pour motif valable de son poste de président de l’entreprise en novembre 2019.
L'entreprise avait déclaré dans un communiqué à l'époque qu'«Antonius n'avait pas divulgué en temps opportun et de manière adéquate au conseil d'administration de l'entreprise son rôle dans des procédures judiciaires en Colombie-Britannique qui avaient fait l'objet de reportages dans les médias».
La Presse Canadienne