François Legault ajustera son conseil des ministres vendredi matin
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Par La Presse Canadienne, 2024
QUÉBEC — Le premier ministre François Legault procédera dès vendredi à une mise à jour de la composition de son conseil des ministres, dans la foulée de la démission du ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Éric Caire.
Selon son horaire officiel, qui a été mis à jour vendredi matin, M. Legault procédera à un «ajustement à la composition du conseil des ministres» à 11 heures à Québec.
Cette modification du conseil des ministres est rendue nécessaire par la démission, jeudi, d'Éric Caire, qui a choisi de quitter son poste de ministre à la suite des coûteux ratés dans le virage numérique à la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ).
Dans les derniers jours, M. Caire a soutenu avoir été tenu dans le noir en ce qui concerne les retards et les dépassements de coûts qui se sont produits pendant le développement de la plateforme SAAQclic.
Or, jeudi, «Le Devoir» et «Le Journal de Québec» ont rapporté que des conversations avaient eu lieu dès 2022 entre M. Caire et la SAAQ.
Sur les réseaux sociaux, M. Caire a soutenu avoir «assumé (ses) responsabilités» et «n'avoir rien à (se) reprocher, hormis de ne pas avoir été assez méfiant».
Il a toutefois conclu que la situation actuelle était devenue une «distraction qui nuisait à (son) gouvernement et à (son) premier ministre», ce pour quoi il a choisi de se retirer du conseil des ministres.
M. Legault a affirmé jeudi qu'il ferait un ajustement ministériel «rapidement» pour trouver un successeur à M. Caire, qui reste pour l'instant député caquiste de La Peltrie.
Pour occuper le poste de ministre du Numérique, «ça prend un bon gestionnaire et un bon vulgarisateur», a résumé M. Legault lors d'une mêlée de presse à La Tuque, en Haute-Mauricie.
En dépit de la démission de M. Caire comme ministre, les partis d'opposition à l'Assemblée nationale réclament la tenue d'une commission d'enquête publique sur la transition numérique de la SAAQ, ce à quoi M. Legault ne semblait pas ouvert jeudi.
Ils estiment que ce fiasco pose aussi des questions quant à savoir ce que savaient la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, et son prédécesseur, François Bonnardel.
Les ministres caquistes ont fait valoir qu'ils n'étaient pas au courant du cafouillage de SAAQclic et qu'on leur avait caché des choses.
La semaine dernière, la vérificatrice générale a déposé un rapport percutant qui faisait état d'un dépassement de coûts d'au moins 500 millions $ dans le dossier de SAAQclic.
La Presse Canadienne